Bono or Chimes ?
D’aucun prête à
ce planétaire tube de U2 une influence Gospel. Daniel Lanois producteur du
groupe à l’époque se targue d’avoir orienté Bono dans cette voie spiritualiste.
Il fut aidé en
cela par le guitariste du groupe, David Howell
Evans, alias “The Edge”, influencé par les paroles d’”Idiot
wind” de Bob Dylan (You'll find out when you reach the top. You're
on the bottom) et traînant, semble-t-il, ce
leitmotiv dans son petit calepin depuis des lustres.
Sur des couches
de guitare carillonnante et le tom décalé de Larry Mullen, le morceau déroule
donc tranquillement sa mélancolie évoquant une inachevée quête de divin, malgré
l’exhaustivité des expériences vécues, même si tout cela s’apparente à un
joyeux gloubi-boulga mystique. L’ensemble sonne très rock, très blanc, le
phasing ajouté au mixage teinte le thème de la nostalgie requise.
Surfant sur des
chœurs censés hérisser les âmes vers le ciel, Bono propulse sa voix vers les
plus hautes sphères possibles (pour lui). Son grain
et sa texture un peu élimée colle parfaitement au spleen de l’ensemble.
Bref, une ballade rock comme il y en a tant, une plaisante rengaine finissant par squatter les méninges même quand on n’est pas fans de U2. Le tout rappelle les fins d’après-midis d’automne dominicaux à la campagne lorsqu’une angoisse sourde nous saisit au milieu de paquets de feuilles jaunasses.
Pauline
Henry ne voit pas exactement les choses de cette façon. Soutenue par la basse
ronflante de Michael Peben et le beat métronomique de Jame Locke, sa voix
chaude et puissante s’élève vers le ciel pour faire groover les anges.
On
ne cherche plus l’inspiration Gospel, elle nous explose au visage avec cette
euphorie des baptistes noirs américains dans leur conception du culte chrétien
loin des postures constipées des cathos et mormons.
L’arrangement
de Jazzie B et Nellee Hooper change presque le message du hit. Dans sa quête
spirituelle, perdu entre les temples de l’hyper consumérisme générant
indistinctement ville casinos et sans-abris et ceux de la ferveur bigote
laissant les SDF agoniser sur leurs parvis, Bono n’a toujours pas trouvé ce
qu’il cherchait.
Les Chimes, quant à eux, ont déniché le tube parfait pour remonter dans les charts. Ils ont repeint de la musique blanche en noir et on ne va franchement pas s’en plaindre.
Christophe Delaplanche
Lyrics
I have climbed the highest mountains
I have run through the fields
Only to be with you
Only to be with you.
I have run, I have crawled
I have scaled these city walls
These city walls
Only to be with you.
But I still haven't found
What I'm looking for.
But I still haven't found
What I'm looking for.
I have kissed honey lips
Felt the healing in her finger tips
It burned like fire
(I was) burning inside her.
I have spoke with the tongue of angels
I have held the hand of a devil
It was warm in the night
I was cold as a stone.
But I still haven't found
What I'm looking for.
But I still haven't found
What I'm looking for.
I believe in the Kingdom Come
Then all the colours will bleed into one
Bleed into one.
But yes, I'm still running.
You broke the bonds
And you loosed the chains
Carried the cross of my shame
Oh my shame, you know I believe it.
But I still haven't found
What I'm looking for.
But I still haven't found
What I'm looking for.
But I still haven't found
What I'm looking for.
But I still haven't found
What I'm looking for.
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